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Open data et création de nouveaux services aux citoyens

Smart city & IoT Open data

28 janvier 2020

Lecture : 5 min

Chloé

par

Chloé

Depuis l’élaboration d’une première plateforme open data à un projet d’envergure de « smart territoire », en passant par la création d’une application dédiée aux Angevins, la ville d’Angers a de nombreuses histoires à nous raconter. Découvrons ensemble l’évolution de cette métropole pionnière du partage de données.

Saviez-vous qu’Angers est l’une des premières collectivités locales à avoir mis en place un projet open data ? Leur portail date de 2013. « Au début, nous ne savions pas où nous allions », explique Antoine Decourt, Chef de Projet open data de la Ville d’Angers et d’Angers Loire Métropole, « mais nous étions guidés par notre désir de transparence ». Leur premier portail, monté « de bric et de broc », est passé à la vitesse supérieure avec ODS (Opendatasoft) en 2016 : « ce changement de CMS a marqué la seconde étape de développement de notre plateforme open data. Nous pouvions désormais travailler avec des API, offrir davantage de services et être plus performants, tant dans la partie back office qu’en front office. »

L’objectif de la ville d’Angers ? « Notre démarche open data nous rend proactifs dans la mise à disposition de l’information et nous permet de favoriser l’esprit d’ouverture de la communauté. » Cette démarche s’inscrit obligatoirement sur le long terme. Il faut laisser le temps aux citoyens d’intégrer le fait que la société s’ouvre de plus en plus et que toutes ces données sont mises à leur disposition. La patience est toujours récompensée… Dès que les individus s’emparent de la plateforme, c’est tout l’écosystème de la ville qui s’en voit grandi : « Les réactions suscitées par notre portail nous font réfléchir à des manières de mieux communiquer en dehors et au sein de l’administration. »

L’application « Vivre à Angers » : une initiative nourrie par l’open data 

L’open data permet aux villes d’insuffler de la créativité dans la mise à disposition d’informations au grand public et de créer de nouveaux services. Un exemple concret ? L’application Vivre à Angers. « L’application est née d’une question simple : comment communiquer avec les usagers à l’heure du smartphone ? Nous avons réalisé que notre site web ne suffisait pas et qu’il fallait créer un outil dédié au mobile. » Cette application permet aux Angevins d’accéder facilement aux menus des cantines de la ville, aux horaires des piscines publiques, etc. C’est le portail de données d’Angers qui a rendu ce projet d’application possible. « ODS se trouve au cœur du back-office de l’application. Vivre à Angers s’appuie sur des jeux de données qui étaient déjà disponibles en open data. » Mais pas que… 

En effet, la création de l’application a poussé l’ouverture de nouveaux jeux de données. Vivre à Angers s’est donc enrichie du portail open data de la ville et l’a ensuite enrichi à son tour. « Grâce à l’application, nous avons permis de rendre de nouvelles données disponibles et donc d’ouvrir la porte à la création de potentiels nouveaux services. »

Après un an de création, Vivre à Angers compte 20 000 utilisateurs actifs et reçoit de nombreux retours positifs. « Cela veut dire que l’on a réussi à toucher un certain public, ce qui nous pousse à poursuivre nos efforts. Nous allons continuer à optimiser l’expérience utilisateurs, à fournir de nouveaux types d’information et à créer des services. »

Vers l’élaboration d’un territoire intelligent

Vivre à Angers s’inscrit au sein du projet ambitieux de « territoire intelligent ». « Le but est de placer la donnée au cœur de l’action collective. », nous explique Antoine. « La donnée va nous aider à aller plus loin dans la gestion de nos politiques publiques. » Des éclairages aux déchets, en passant par la consommation énergétique des bâtiments publics : il s’agit de s’emparer de ces données et d’en générer de nouvelles dans le but de créer des services qui pourront répondre aux problématiques de la ville.

« Selon moi, une ville intelligente réfléchit constamment à apporter une meilleure qualité de services au citoyen » - Antoine Decourt

Avec l’ambition de devenir une ville intelligente, Angers doit travailler sur tous les axes d’amélioration de l’infrastructure de la ville et se servir des technologies de manière pertinente. Un exemple concret : « nous allons poser 3600 capteurs dans la ville : les données qu’elles vont générer en temps réel nous permettront de limiter l’éclairage publique au strict nécessaire. » 

Ce projet, porté par la société Engie, est encore en phase de cadrage et de mise au point. « C’est une aventure de presque 12 ans dans laquelle nous allons bientôt embarquer. » Cependant, ce travail a déjà été amorcé depuis bien longtemps grâce à l'open data, et il va sans dire qu’il sera perpétué bien après ces 12 années. « Je n’oppose pas le monde d’avant et le monde d’après », nous explique Antoine. « Je vois la ville intelligente comme un projet continu. Le Smart Territoire représente la continuité de notre projet open data. »

Le citoyen au cœur de la ville intelligente 

En tant qu’intermédiaire privilégié entre l’administration et les Angevins, l’application Vivre à Angers fait partie intégrante de ce projet. Elle permettra, entre autres, de favoriser l’usage des transports en commun ou du vélo et de diminuer le nombre d’automobilistes, mais aussi de transmettre des données relatives à la qualité de l’air en temps réel.

 « En tant que territoire intelligent, nous devons nous mettre à la place des utilisateurs : de quoi ont-ils besoin ? Nous devons sans cesse nous remettre en question, nous nourrir de leurs interrogations et de leurs feedbacks. » Cette remise en question demande aux acteurs de la ville d’être au plus proche de la réalité et de proposer des infrastructures physiques et techniques à la hauteur des ambitions de la ville.

La ville d’Angers se trouve dans cette démarche de remise en question depuis sept ans déjà, et, selon Antoine, les résultats sont sans appel : « Certains de mes collègues étaient opposés à la notion d’open data… Aujourd’hui, ce n’est plus le cas ! Nous sommes tous persuadés que ce projet s’inscrit dans une démarche positive de partage avec la communauté. »

Chez ODS, nous avons hâte de découvrir où ces projets vont mener Antoine et son équipe. La suite au prochain épisode…
 
 
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