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5 bonnes raisons de partager vos données publiques

Secteur public Data Stories Culture data

14 avril 2020

Lecture : 6 minutes

Agata

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Agata

Quel est réellement l'intérêt de publier ses données publiques ? Suivez-nous pour un voyage à travers trois continents pour explorer cinq bonnes raisons de partager vos données !

Dans mon dernier article, je dévoilais les avantages qu’apporte la réutilisation de l’open data à travers trois exemples européens. Mais quel est réellement l’intérêt de publier ses données ?

Voilà une bonne question, en particulier si vous représentez une collectivité locale. Vous devez probablement faire face à une pression grandissante pour innover et devenir un territoire intelligent, tout en composant avec vos contraintes budgétaires. Ayant grandi dans une petite ville de 3500 habitants, j'ai eu l’occasion d’observer cette dynamique. Le partage de données peut-il aider votre ville à surmonter ces défis ?

L’open data ne réglera pas tous vos problèmes d’un coup de baguette magique, mais elle peut y contribuer. Suivez-moi, je vous emmène dans un voyage à travers trois continents pour explorer 5 bonnes raisons de partager vos données !

1. Partager ses données pour améliorer la transparence et la responsabilité

On entend beaucoup parler de ces concepts au sein de l’écosystème des données ouvertes. Mais en pratique, transparence et responsabilité, ça veut dire quoi ? À Chapel Hill, une ville de Caroline du Nord (États-Unis), cela correspond à la publication de données sur un large éventail de sujets : allocation du budget, qualité de l’air, rapports de police, etc. Le portail de la ville permet à tous types d’acteurs (journalistes, commerçants, étudiants) d’analyser, d’exporter, de combiner les données, ainsi que de créer des visualisations. Ce portail de partage de données ouvre de nouveaux horizons aux habitants de Chapel Hill en mettant à leur disposition des informations traditionnellement réservées à l’administration locale. L’accès direct à l’information permet aux citoyens de surveiller l’activité de leurs élus et d’identifier des problèmes méritant davantage l’attention du public.

Chapel Hill Data Portal

2. Partager ses données pour contribuer à un développement urbain durable et inclusif

La refonte de zones urbaines suscite souvent des disparités entre les critères du projet et les demandes des habitants. Pour répondre simultanément aux deux problématiques, Helsinki a trouvé une solution qui combine open data et engagement citoyen dans un cadre ludique. En 2015, la capitale finlandaise est devenue la première ville au monde à publier en libre accès des modèles 3D de son territoire. Ces données ont permis la création 12 pilotes. L’un d’entre eux est Ogelikone, un projet dont la vocation est de  consulter les habitants à propos de la création d’un nouveau terminal de transport. Dans le cadre de cette expérimentation, une interface vidéoludique a permis aux citoyens de remplir un questionnaire portant sur l’apparence de la station, et leurs réponses ont généré des modèles 3D. Ces modèles, qui reposent sur l’open data, ont permis aux citoyens de comparer différents projets de développement urbain et de sélectionner celui qui correspondait le mieux à leurs critères.

 

3. Partager ses données pour dynamiser les commerces

Même si engager vos habitants semble être une bonne idée pour renforcer la confiance dans votre administration locale, vous avez sûrement des inquiétudes quant aux frais de mise en œuvre et de maintenance d’un portail de partage de données. Ne vous inquiétez pas, j’y ai pensé également. Dans une interview avec deux experts, ma collègue Pamela explique que le partage de données peut vous aider à améliorer l’efficacité de votre administration en réduisant les coûts ainsi qu’en faisant gagner du temps à vos fonctionnaires. L’open data peut aussi stimuler la création de nouveaux services et enrichir l’existant. Un exemple célèbre est celui de Citymapper, l’application gratuite de transport lancée à Londres en 2011 et désormais disponible dans 39 villes. Citymapper fusionne les données des villes avec celles des moyens de transport alternatifs. L’app offre également d’autres fonctionnalités visant à nous faire gagner du temps de trajet, comme des mises à jour en temps réel à propos des retards, des interruptions de trafic et du taux de fréquentation, ainsi que des recommandations de stations.

 

4. Partager ses données pour devenir une communauté (rurale) connectée

Maintenant que vous connaissez tout le potentiel de l’open data, quels sont les arguments qui pourraient encore vous bloquer ? Vous pourriez objecter que ce type de projet est un luxe réservé aux régions urbaines. Le comté de Southern Grampians, une communauté rurale du sud-ouest de l’Australie, va vous détromper. Le partage de données fait partie intégrante de la stratégie de transformation digitale du comté. Le but des dirigeants du comté est de créer une communauté dans laquelle il est possible de profiter de tous les avantages de la vie à la campagne tout en restant aussi connecté qu’en milieu urbain.

Dans cette optique, des portails LoRaWAN pour exploitations agricoles connectées et un réseau Wi-Fi gratuits ont été installés dans tout le comté. De même, la communauté a installé des capteurs de parking et des sondes météo (les données récoltées en temps réel se trouvent ici). Elle a également développé une application qui permet d’offrir une visite guidée autonome des environs aux voyageurs. L’objectif à long terme de cette stratégie est d’inciter les jeunes à rester dans la région tout en renforçant l’activité commerciale et touristique du comté.

Souther Grampians Data Portal

5. Partager ses données pour attirer les touristes

Pour terminer, arrêtons-nous sur une illustration très parlante de l’open data dans l’industrie du tourisme. Le projet Minecraft4Switzerland, lancé par la ville de Lugano en Suisse italienne, met en avant le tourisme local en apprenant aux enfants à coder des bâtiments suisses célèbres via le jeu vidéo Minecraft et de deux cartes en usage libre. 

À Zurich, ville Suisse majoritairement germanophone, les habitants ont vu apparaître des dizaines d’applications depuis le lancement du portail open data de la ville en 2012. Grâce à ces applications, les visiteurs peuvent désormais trouver facilement des informations en matière de parking, d’aires de pique-nique, de piscines publiques et autres installations de loisir. Ils peuvent également visualiser des photos historiques grâce à la réalité augmentée. Un projet de mise à disposition d’images anciennes a aussi été développé dans la région francophone de Vaud. Smapshot, de son nom, a pour objectif de localiser ces clichés sur une carte interactive du pays.

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Le point le plus important à retenir de toutes ces expériences est celui-ci : il ne suffit pas de lancer un portail de partage de données. Il doit également être conçu de manière ergonomique, afin de permettre une manipulation facile des données. Et par-dessus tout, un portail doit être promu à la fois au sein de sa communauté et auprès d’acteurs extérieurs. Il s’agit d’encourager la réutilisation des données, d’attirer les touristes et les entreprises, et bien sûr de démontrer son engagement en matière d’innovation.

À bientôt pour de nouvelles dataventures...

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