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Valoriser son administration avec l’open data : 3 enjeux

Secteur public Data Stories Ministères & Administrations

07 février 2020

Lecture : 3 min

Chloé

par

Chloé

Quels sont les enjeux rencontrés par les acteurs de l'administration dans le cadre de leurs projets d'ouverture de données ? Comment y font-ils face et quels bénéfices en tirent-ils ? Découvrez les témoignages de l'OFGL, de la DILA et de l'ACOSS !

Le 23 janvier dernier a eu lieu notre Matinée Ministères, un événement qui a réuni six organisations autour du sujet de la circulation des données au sein et en dehors des administrations publiques. Cet événement a suscité des conversations fascinantes, qui nous ont donné l’occasion de noter de nombreux points communs entre les différentes histoires de nos intervenants. Ces témoignages prouvent que vous êtes nombreux à faire face aux mêmes problématiques et que vous avez sûrement grand intérêt à vous nourrir des retours d’expérience de vos homologues. C’est pourquoi nous vous avons préparé deux articles de blog dédiés aux enseignements de cette Matinée. Commençons dès aujourd’hui avec le premier sujet : L’ouverture des données publiques, vecteur de communication et de transparence et nos stars du jour : Emmanuel Cortes, responsable du département de l’information légale de la DILA*, Carole Leclerc, directrice de l’innovation et du digital à l’ACOSS* et Thomas Rougier, Secrétaire général de l’OFGL*.

La Loi Lemaire (Loi pour une République numérique) de 2016 a posé un cadre : les administrations publiques sont désormais dans l’obligation de rendre leurs données accessibles à toutes et tous. Bien qu’elle représente la genèse de leurs projets open data, Thomas, Carole et Emmanuel s’accordent à dire que cette loi ne représente qu’une étape au cœur d’une transformation plus profonde au sein de leurs organisations. « La loi Lemaire reste une contrainte, pas une motivation », nous explique Carole, « afin de générer du succès, nos projets open data doivent transformer l’obligation de la loi en open innovation » Pas du tout la même approche !

 « Innover avec l’open data, c’est adopter une posture proactive et créer de la valeur en s’appuyant sur un écosystème élargi. », Carole Leclerc

👉 Quels sont les enjeux de ces projets open data ?

ENJEU #1 : Publier des données de qualité, intelligibles à tous

La DILA, l’OFGL et l’ACOSS sont des organisations au sein desquelles la culture de la donnée est très forte. Le partage d’informations se trouve au cœur des missions de la DILA et de l’OFGL, alors que l’ACOSS a toujours fait usage de ses données à des fins d’analyses internes. « Nous n’avons pas eu à justifier la diffusion des données, qui fait partie de notre ADN, mais plutôt la mise à disposition de ces informations de manière libre et gratuite. », nous explique Emmanuel.

Un autre enjeu, et de taille : rendre ces informations autrefois dédiées à une élite intelligibles à tous. « Il s’agit d’abattre les barrières techniques. », selon Thomas. Ce travail sur la transformation des données permet de mettre le doigt sur des anomalies qui n’avaient pas été corrigées auparavant. « Le fait de rendre nos données gratuites et ouvertes à tous a considérablement amélioré leur qualité. », exprime Emmanuel, et nous savons tous à quel point la qualité de l’information est primordiale. « Nous avons développé une véritable obsession autour de la qualité de nos données. Cette considération doit être présente dès le début afin de ne pas endommager le projet. », nous explique Thomas.

La transformation des informations existantes en données accessibles et réutilisables est donc un travail de longue haleine, qui permet de remettre à plat les ressources de l’entreprise et de lancer des discussions passionnantes en interne.

ENJEU #2 : Fédérer en interne autour du projet open data

La création d’un portail open data peut sembler impressionnante : quelles données partager ? Comment les organiser ? Tout ce travail en vaut-il vraiment la peine ?... Voici quelques exemples de questions auxquelles Carole, Thomas et Emmanuel sont confrontés tous les jours. « Il faut commencer par rassurer les collaborateurs en leur proposant de travailler sur les données qui leur paraissent les plus évidentes, débuter avec quelques indicateurs tests », explique Carole. Pour embarquer ses collègues dans un projet open data, il faut leur montrer à quel point ce qu’ils font tous les jours est utile. « Nos équipes peuvent tirer une grande part de responsabilité lorsqu’un nouveau service est créé grâce à leur travail. » Au-delà de la création de services, l’open data permet d’ouvrir le dialogue avec les utilisateurs : une autre manière de valoriser les employés qui se cachent derrière les données.

ENJEU #3 : Toucher de nouvelles cibles

Historiquement, les données de l’ACOSS ont toujours intéressé les fédérations professionnelles, les journalistes et les chercheurs, et l’étendue des cibles de l’organisation risque de s’élargir. « Nous espérons que notre portail attirera de nouveaux acteurs, des entreprises qui contribuent au dynamisme économique des territoires. » En effet, la réutilisation des données est l’un des piliers du projet open data de l’organisation, dont le portail sera lancé en mars prochain.

La création d’une plateforme de données permet également d’améliorer les points de contact avec son cœur de cible. Un exemple ? Les données de l’OFGL intéressent par essence les collectivités locales, et le fait de les placer sous l’ombrelle d’un portail open data leur permet d’obtenir un accès simplifié aux données et de les transformer en décisions. « L’objectif est de faire de ces données un outil de gestion pour les territoires, qui vont transformer ces informations en politiques publiques », explique Thomas.

Vers une revalorisation des organisations

« Les administrations publiques doivent être fières de leurs données », explique Thomas. « Elles travaillent activement à leur mutation numérique et ces bouleversements valorisent leurs missions. » En effet, les informations partagées par l’OFGL, la DILA et l’ACOSS sont extrêmement précieuses. Selon Thomas, « Au-delà de cette logique d’open innovation, l’open data nous permet d’incarner la loi, la transparence et la confiance. »

« Le partage de données est un vecteur de rayonnement pour nos marques : il nous permet également de promouvoir la raison d’être de notre organisation, de modifier notre image », ajoute Carole.

Avancer doucement mais sûrement 

« Avec le temps, cette démarche va prendre un rôle de plus en plus fort. Il faut essayer d’à la fois garder une longueur d’avance et de prendre le temps de faire les choses bien. C’est par la démonstration et les petits pas que ce type de projet avance : l’effet big-bang n’existe pas. La clef ? Faire des petits pas à haute fréquence. » Je n’aurais pas rêvé meilleure citation pour conclure cet article, merci Carole !

J’espère que cet article vous aura inspiré à donner de l’impulsion à votre projet d’open data. Notre super team Secteur Public est à votre écoute si vous souhaitez échanger sur ces problématiques 👇

Posez-nous vos questions !

 
*OFGL = Observatoire des Finances et de la Gestion Publique Locale
ACOSS = Agence centrale des organismes de sécurité sociale
DILA = Direction de l’information légale et administrative

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