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Interview : comment Opendatasoft s’intègre au SI de toutes les organisations ? 

Opendatasoft Intégration SI organisations

Nos clients profitent désormais de fonctionnalités de connexion améliorées pour récupérer des données depuis de nombreuses sources, dont SharePoint et Google Drive, et créer des jeux de données très rapidement. Rencontre avec Coralie Lohéac, qui a coordonné le projet dont le but est d'améliorer l'intégration au SI de toutes les organisations.

Pauline Montay
Product Marketing, Opendatasoft
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Bonjour Coralie, tu occupes le poste de Product Manager chez Opendatasoft depuis mars 2020, une fonction qui t’a amenée à piloter le développement de nouvelles connexions à des applications distantes, à l’image de SharePoint et Google Drive. Dans ce projet s’en est imbriqué un autre : la refonte du parcours de création de jeux de données sur la plateforme Opendatasoft.

Comment est né le besoin de repenser le sourcing de données et l’interface de création de datasets sur la plateforme ?

Nous voulions d’abord permettre à nos clients de récupérer des données pour les valoriser sur Opendatasoft, peu importe où ces données se trouvent dans leur environnement. Pour cela, nous avions besoin d’intégrer encore mieux la plateforme dans le système d’information des organisations, en créant des passerelles technologiques qui n’existaient pas encore avec certains outils métiers. Cette intuition a été confortée par les demandes récurrentes de nos clients pour connecter Opendatasoft à deux applications très utilisées dans leur travail : SharePoint et Google Drive.

En parallèle, nous avons remarqué que l’interface permettant d’aller chercher des données à différents endroits — en local sur son ordinateur, depuis un serveur ou une application distante — manquait de cohérence graphique et fonctionnelle, selon la source utilisée. Nous avons donc saisi l’opportunité d’améliorer la connectivité de la plateforme pour repenser entièrement l’expérience d’un utilisateur qui crée un dataset, et ce depuis la toute première étape de récupération des fichiers sources.

Créer un dataset sur Opendatasoft, c’est l’étape dont découlent toutes les futures opérations de fabrication d’une expérience data : de son enrichissement à sa publication, de sa représentation visuelle à son partage. Ce projet est donc une base fondamentale et structurante pour soutenir l’amélioration continue de la plateforme.

Qu’est-ce que nos clients peuvent maintenant faire de plus et de mieux ?

Ils peuvent se connecter à plus de sources de données différentes et gagner un temps précieux dans la création de leurs datasets.

Nos clients pouvaient déjà ajouter des données provenant de Google Drive et SharePoint en les téléchargeant en CSV ou Excel par exemple, puis en les important dans Opendatasoft. Mais c’était une opération manuelle, sans valeur ajoutée pour eux. Aujourd’hui, il existe un lien direct et automatique entre la plateforme et ces deux services. Ce lien supprime les tâches chronophages pour permettre aux utilisateurs de se concentrer davantage sur la mise en qualité et la mise en avant de leur données, avec ODS Studio par exemple.

Cette économie de temps, nos utilisateurs la vivent aussi dans le parcours de création d’un dataset. Celui-ci suit désormais une succession d’étapes rapides et guidées, de la connexion aux applications tierces jusqu’au remplissage des métadonnées essentielles du dataset. Et pour faire gagner encore plus de temps sur le temps déjà gagné, nous donnons aussi la possibilité à nos clients de mémoriser leurs connexions pour créer de futurs datasets sans saisir à nouveau un identifiant, un mot de passe ou une clé d’API.

Quels ont été les enjeux du projet en termes de design et d’UX ?

Avec la multiplicité grandissante des sources disponibles, il était important d’amener de la cohérence et de la fluidité. On l’a fait en proposant un parcours unifié et pas à pas de création d’un dataset, quels que soient la source et le type de données que nos utilisateurs souhaitent récupérer, et quelle que soit leur connaissance des outils qui stockent des données.

Qu’ils aillent chercher des fichiers depuis un outil métier comme Salesforce mais aussi depuis un dossier sur leur ordinateur ou à l’intérieur du Data Hub ODS, le parcours est maintenant pensé de la même façon, avec un même point de démarrage et un même point d’arrivée. Seules les étapes intermédiaires changent légèrement.

Quelles ont été les grandes phases de construction du projet, et quelles ont été les équipes mobilisées ?

Derrière la conception de l’interface et des nouvelles fonctionnalités de connexion, il y une squad pluridisciplinaire à l’oeuvre, composée de développeurs back-end, front-end et full-stack, épaulés par un UX designer et coordonnés par moi-même.

  • Au commencement, le projet naît dans l’équipe produit qui centralise les demandes de nouveaux connecteurs et conduit très tôt de premiers tests avec les utilisateurs pour connaître précisément leurs besoins.
  • Ensuite, la phase de design a pu commencer, avec un travail important réalisé par l’un de nos product designers pour repenser l’interface en profondeur, et maintenir une harmonie avec le ton de toute la plateforme. Le projet a d’ailleurs ouvert la voie à la modernisation plus générale du back-office d’Opendatasoft.
  • En parallèle, l’équipe de développement s’est attelée à un challenge technique de taille : améliorer la connectivité de la plateforme pour qu’elle puisse s’interopérer avec la majorité des protocoles existants (en particulier OAuth2 ), en restructurant nos bases de données notamment.

Tu viens d’évoquer des tests avec des utilisateurs au démarrage. À quels autres moments ont-ils été impliqués ?

Les travaux ont été initialisés avec des tests pour identifier les points de douleur vécus jusqu’ici par nos clients. Ces premiers tests nous ont permis de comprendre comment les clients ajoutaient des données sur la plateforme et depuis quelles sources, et quelles connexions ils attendaient pour mieux travailler.

Tout au long du projet, nous avons ensuite mené des tests avec des clients très variés qui ne travaillent pas dans les mêmes structures, qui n’ont pas les mêmes rôles et qui ne parlent pas la même langue. Plusieurs retours nous ont notamment été faits quant à la fluidité du nouveau parcours proposé. Nous avons alors fait en sorte d’itérer en continu avec l’équipe design pour rendre l’expérience de création d’un dataset plus logique et intuitive.

Nous avons aussi effectué des tests avec les équipes d’Opendatasoft pour affiner ceux que nous avons ensuite proposés aux clients. Ils ont été une grande source d’amélioration. La plupart de nos collaborateurs étant eux aussi des utilisateurs d’Opendatasoft, leurs remontées étaient très pertinentes, tout comme celles des Customer Success Managers (CSM) qui suivent de près les projets et les usages des clients, et relaient leurs besoins.

Après un premier déploiement sur un panel réduit d’utilisateurs, la nouvelle interface en bêta est maintenant disponible pour tous nos utilisateurs. Comment allez-vous suivre leur satisfaction ?

À l’heure actuelle, nous avons déjà observé une adoption massive des nouveaux connecteurs SharePoint et Google Drive et l’utilisation fréquente de la fonctionnalité de sauvegarde des connexions. Pour nous assurer de la satisfaction des clients et continuer à améliorer la connectivité de la plateforme Opendatasoft, nous allons récolter des retours qualitatifs en lançant régulièrement des enquêtes et sondages à l’intérieur même du produit. Nous allons aussi mesurer la satisfaction des utilisateurs via le feedback de notre équipe Customer Success, et grâce aux demandes qu’ils remonteront au support.

À quelles futures améliorations nos clients peuvent-ils s’attendre en matière de connexions ?

L’ambition d’Opendatasoft, c’est de s’adapter parfaitement et de la manière la plus fluide possible à la stack technologique de toutes les organisations. Nous voulons créer des ponts rapides, intelligents et automatiques de la plateforme vers n’importe quelle application métier, pour que la donnée soit facilement récupérée, peu importe où elle se trouve. Nos clients peuvent donc s’attendre à des connexions vers toujours plus de services tiers dans les prochains mois.

 

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